Le faîtage est la ligne de crête où se rejoignent les deux versants. Longtemps scellé au mortier, il se pose aujourd’hui « à sec » : un closoir souple assure l’étanchéité et la ventilation, et les tuiles faîtières sont vissées sur une lisse. Cette technique évite les fissures récurrentes du mortier.
Le problème du faîtage scellé au mortier
Le mortier bâtard qui maintient les faîtières travaille avec les écarts de température et les mouvements de charpente. Au bout de dix à quinze ans :
- il se fissure, se décolle par plaques et laisse entrer l’eau
- il bloque la ventilation de la sous-toiture, favorisant la condensation
- sa réfection impose de tout casser puis de refaire au mortier, et le cycle recommence
Comment fonctionne le faîtage à sec
- Une lisse de faîtage (bois ou métal) est fixée sur des supports réglables ancrés dans la charpente, à la bonne hauteur.
- Un closoir ventilé, bande souple en aluminium plissé et polypropylène, est déroulé sur la lisse et vient épouser le relief des tuiles de chaque versant.
- Les tuiles faîtières sont emboîtées puis vissées individuellement dans la lisse, avec cavalier ou vis à joint.
- En bout de faîtage, un fronton ou about ferme la ligne.
Les avantages
- Ventilation permanente de la sous-toiture : moins de condensation, charpente plus saine, isolant plus efficace.
- Aucune fissuration : plus de mortier à surveiller ni à refaire.
- Résistance au vent : chaque faîtière est fixée mécaniquement, contrairement aux faîtières simplement posées.
- Réparation simple : on dévisse une faîtière isolée sans casser la ligne.
Coût et mise en œuvre
| Poste | Fourchette |
|---|---|
| Faîtage à sec neuf (fourni, posé) | 40 à 80 €/ml |
| Reprise d’un faîtage scellé en faîtage à sec | 50 à 90 €/ml |
| Kit closoir + vis (matériel seul) | 12 à 25 €/ml |
La dépose d’un ancien faîtage au mortier génère des gravats et fragilise les premières tuiles de chaque rang : mieux vaut le prévoir lors d’un démoussage ou d’une réfection partielle, et le confier à un couvreur.