Le ramonage n’est pas qu’une question de tirage : c’est une obligation légale et une condition d’assurance. Quand le conduit est difficile d’accès par l’intérieur, ou pour contrôler en même temps l’état de la souche, le ramoneur intervient par le toit.

Ce que dit la réglementation

  • Le Règlement Sanitaire Départemental impose en général deux ramonages par an pour un conduit bois ou fioul (dont un en période de chauffe), un par an pour le gaz.
  • Le ramonage doit être mécanique (hérisson), pas seulement chimique à la bûche.
  • Il donne lieu à un certificat de ramonage, à conserver : l’assureur peut le réclamer en cas de sinistre (feu de cheminée, intoxication).

Ramonage par le haut : quand et pourquoi

Le passage par la toiture s’impose quand :

  • le conduit est coudé ou sans trappe intérieure suffisante
  • on veut inspecter la souche, le chapeau, le solin et la mitre
  • il y a suspicion de nid d’oiseau ou de bistre (goudron durci) en partie haute

Le déroulé de l’intervention

  1. Accès au faîtage par échelle de couvreur ou nacelle, avec harnais et point d’ancrage.
  2. Retrait du chapeau ou de la mitre.
  3. Passage du hérisson lesté sur canne, de haut en bas, jusqu’au débouché du foyer où les suies sont récupérées.
  4. Contrôle visuel et à la caméra : état du boisseau, absence de fissure, présence de bistre.
  5. Vérification du solin et de la bavette de la souche, remise du chapeau, test de tirage.
  6. Remise du certificat.

Souche et étanchéité : à surveiller ensemble

La souche est le point le plus exposé de la toiture. Profiter du ramonage pour repérer :

  • un solin fissuré ou un mortier de couronnement éclaté
  • des briques gélives ou un enduit qui se décolle
  • une mitre corrodée ou absente, qui laisse entrer la pluie et les oiseaux

Compter 50 à 90 € pour un ramonage courant, davantage avec accès par le toit et nacelle. Un ramoneur qui signale un défaut de souche rend service : réparé à temps, c’est un solin ; ignoré, c’est une infiltration le long du conduit jusque dans le plafond.